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Quand le premier amour s'érode
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· Jérémie 4:3
Car ainsi parle l'Éternel aux hommes de Juda et de Jérusalem: défrichez-vous un champ nouveau, et ne semez pas parmi les épines.
· Osée 10:12-13
Semez selon la justice, moissonnez selon la miséricorde, défrichez-vous un champ nouveau! Il est temps de chercher l’Éternel, jusqu’à ce qu’il vienne, et répande pour vous la justice. Vous avez cultivé le mal, moissonné l’iniquité, mangé le fruit du mensonge; Car tu as eu confiance dans ta voie, dans le nombre de tes vaillants hommes.
Le réveil est essentiel pour l'Église, particulièrement lorsqu'elle abandonne son premier amour. C'est précisément cette passion vitale que Satan cherche à éteindre, car sans un amour authentique pour Dieu, toutes nos œuvres deviennent vaines.
Le besoin de réveil dans les rangs de l’église est indéniable. Il est ressenti à tous les niveaux de la vie de nos églises et des enfants de Dieu que nous sommes. C’est dire à quel point le champ à défricher est vaste et étendu, autant que le besoin est profond et diversifié.
En effet, pour peu qu’on prenne le temps d’analyser l’état spirituel de l’église, pour en faire un diagnostic sans complaisance, on comprend que la situation est plus alarmante qu’elle n’y paraît. Et la dégradation de l’état spirituel de l’église et des chrétiens ne s’est pas faite brusquement et brutalement, mais subrepticement, quelqu’un dirait, à dose homéopathique, mais en mode continu, par des voies ou méthodes tout aussi subtiles que diversifiées et ce, depuis le temps des apôtres, donc de l’Église primitive, jusqu’à nous.
C’est ce qui ressort de l’étude de l’histoire du christianisme tel que rapporté prophétiquement dans le livre de l’Apocalypse.
En effet, au temps de l’Église primitive, représentée par l’Église d’Éphèse, le tout premier assaut des ténèbres contre le peuple de Dieu avait consisté à leur faire perdre leur premier amour. Les premiers disciples étaient, à bien des égards, appréciés du Seigneur :
« 2 Je connais tes œuvres, ton travail, et ta persévérance. Je sais que tu ne peux supporter les méchants; que tu as éprouvé ceux qui se disent apôtres et qui ne le sont pas, et que tu les as trouvés menteurs; 3 que tu as de la persévérance, que tu as souffert à cause de mon nom, et que tu ne t’es point lassé. »
Le Seigneur appréciait leurs œuvres, leur travail, et leur persévérance. Ils avaient du zèle pour le Seigneur. Leur investissement dans le service de Dieu réjouissait le cœur du Maître. Ils ne s’accommodaient pas de compromis consistant à tolérer la fausseté dans le sacerdoce. Ils éprouvaient tous ceux qui se faisaient passer pour être des apôtres. Ils avaient comme un filtre spirituel qui leur permettait de jauger l’authenticité des vocations. Ils n’accordaient pas le crédit du ministère à ceux qui visiblement s’auto-proclamaient apôtres, prophètes, pasteurs… Sur ce point ils étaient intransigeants et ne laissaient aucun espace à la complaisance. C’était un véritable atout à mettre à leur crédit.
En outre, pour le Nom de Jésus, ils acceptaient d’endurer la souffrance. Ils trouvaient en la souffrance pour la cause du Seigneur, un sujet de joie, un honneur, une grâce:
« 19 Car c’est une grâce que de supporter des afflictions par motif de conscience envers Dieu, quand on souffre injustement. 20 En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. 21 Et c’est à cela que vous avez été appelés, parce que Christ aussi a souffert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces »
Cependant, ils n’avaient pas réalisé que les nobles et saintes occupations auxquelles ils s’adonnaient dans l’œuvre du Seigneur, affectaient l’intensité de leur amour pour le Seigneur, les éloignait peu à peu de leur communion et de leur intimité avec Lui et que cela Lui causait de la peine. Aussi n’hésita-t-Il pas à mettre le doigt sur ce premier pas vers la tiédeur, la léthargie, la mort ou le sommeil spirituel :
« Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour. »
Je ne sais pas ce que cela vous fait de lire que malgré toutes les bonnes choses à mettre au crédit de l’Église primitive, leur amour le Seigneur s’était érodé.
Analysons cet état de choses avec un peu plus de profondeur, car plus on y pense, plus cela nous plonge dans la perplexité.
En effet, comment expliquons-nous le fait d’avoir à son actif des œuvres accomplies, du travail missionnaire effectué, de la persévérance manifestée dans la souffrance, le fait de supporter la méchanceté et l’hostilité au Nom du Seigneur, et laisser son amour pour le Seigneur s’étioler ? Paradoxal n’est-ce pas !
Visiblement, le premier coup porté contre l’Église primitive avait une cible de prédilection : le moteur qui impulse l’élan de communion, d’intimité, de piété et de zèle dans la maison de Dieu c’est-à-dire l’amour.
L’amour, aux yeux de Dieu, est l’épicentre de ce que nous sommes et faisons pour Dieu. C’est de l’amour pour Dieu que naît le désir de mieux connaître Dieu. L’amour pour Dieu motive l’obéissance à Dieu. L’amour pour Dieu génère le zèle pour Dieu. L’amour pour Dieu engendre la passion pour Dieu. L’amour pour Dieu fait entrevoir l’appel au sacrifice pour Dieu comme un sujet de joie, comme un privilège. L’amour pour Dieu est à l’origine de toutes les actions favorables et agréables à Dieu.
Paradoxalement, l’amour pour Dieu peut être en déperdition, sans pour autant que les actions pour Dieu cessent. Et c’est ce qui rend le piège de l’abandon du premier amour, subtil, furtif et difficilement perceptible.
Dans l’Église primitive, les œuvres, le travail, la persévérance, le fait de supporter la méchanceté et l’hostilité sans se décourager et le refus de tout compromis avec les faux apôtres avaient été épargnés par le diable. Ce contre quoi, il s’était levé, c’est l’amour pour Dieu. En clair, la cause a été attaquée et les effets épargnés, les racines ont subi les assauts et les branches sont restées intactes. Stratégie diabolique et mortifère.
Le diable sait que la meilleure façon d’endormir les chrétiens, c’est de les dépouiller de leur premier amour, de la chaleur de leur affection pour Dieu, du feu qui enflamme leur passion.
Je ne sais pas si vous vous rendez compte de la gravité que représente l’abandon du premier amour.
Mais, à la lecture de l’hymne à l’amour sorti des plumes de l’apôtre Paul, nous pourrons mieux mesurer l’ampleur du dégât :
« 1 Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas l'amour, je suis un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit. 2 Et quand j'aurais le don de prophétie, la science de tous les mystères et toute la connaissance, quand j'aurais même toute la foi jusqu'à transporter des montagnes, si je n'ai pas l'amour, je ne suis rien. 3 Et quand je distribuerais tous mes biens pour la nourriture des pauvres, quand je livrerais même mon corps pour être brûlé, si je n'ai pas l'amour, cela ne me sert à rien »
À la lecture de cet hymne, on comprend que c’est à dessein que l’amour pour Dieu a été la première cible visée par Satan.
Le diable sait qu’aux yeux de Dieu, le vrai charme, la vraie beauté et le véritable bénéfice de ce que nous faisons pour Dieu, prennent leur source de l’amour que nous avons pour Dieu.
De fait, le regard de Dieu sur ce que nous faisons pour Lui et dans Sa maison, est profondément influencé par la qualité et l’intensité de notre amour.
Par conséquent, il importe qu’on se pose la question de savoir si nous aimons Dieu comme Il mérite d’être aimé ?
Est-ce que c’est vraiment l’amour que nous avons pour Dieu qui impulse nos actions pour Dieu ?
L’Église d’Éphèse faisait beaucoup de choses, mais elle avait perdu leur premier amour. Quelle tragédie !
Que chacun interroge son cœur pour savoir si nos actes, notre service dans la maison de Dieu, le travail auquel on s’adonne, la persévérance dont nous faisons preuve, en dépit des souffrances et restrictions que nous endurons, sont basés sur l’amour de Dieu. En d’autres termes, est-ce que c’est poussé par l’amour de Dieu que nous faisons ce que nous faisons pour Dieu ?
Sans amour, nous pouvons prêcher, nous pouvons chanter, nous pouvons rendre visite… mais nous ne serons pas différents des airains qui résonnent ou des cymbales qui retentissent.
Une vie chrétienne qui ne prend pas sa source dans un amour authentique pour Dieu est une vie qui a urgemment besoin de réveil.
L’amour conditionne tout ce que nous faisons pour Dieu.
Ayant compris ces choses, relevons-nous d’entre les morts et revenons à notre premier amour.
✦ À retenir
Le besoin de réveil dans les rangs de nos églises et dans la vie des enfants de Dieu est indéniable.
Le besoin de réveil dans l’Église a été causé par l’abandon de leur premier amour.
Cet abandon a été fait subrepticement.
En s’attaquant à notre amour pour Dieu, Satan s’en prend à la chose qui, en nous, est essentielle aux yeux de Dieu.
Sans amour comme motif premier dans tout ce que nous faisons, nous sommes comme des airains qui résonnent, comme des cymbales qui retentissent.
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