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Vivre pour l'éternité : les priorités du pèlerin.
Abram habita dans le pays de Canaan; et Lot habita dans les villes de la plaine, et dressa ses tentes jusqu'à Sodome. Abram leva ses tentes, et vint habiter parmi les chênes de Mamré, qui sont près d'Hébron. Et il bâtit…
La tente symbolise notre pèlerinage terrestre, nous rappelant que ce monde n'est pas notre destination finale. Comme les patriarches et Paul, vivons avec la conscience d'étrangers, orientés vers l'éternité et le Royaume de Dieu, pour accomplir notre destinée divine.
Comme promis, nous examinerons aujourd’hui les enseignements et le principe spirituel qui se dégagent de l’allusion de la tente dans la vie des patriarches Abraham, Isaac et Jacob.
Souvenez-vous qu’il avait été sommairement avancé que la tente symbolise la vérité concernant notre témoignage en tant que des voyageurs sur cette terre. Elle évoque le nomadisme qu’il ne faut pas confondre au vagabondage.
En effet, à l’image de nos patriarches qui étaient en permanence en pérégrinations dans le désert, nous aussi, nous sommes de passage dans le désert de ce monde. Nous devons comprendre que notre véritable et définitif pied-à-terre sera dans le Millénium et surtout dans la nouvelle Jérusalem.
La tente est un indicateur de notre pèlerinage. Nous traversons ce monde. Il n’est pas notre destination. Nous y sommes de passage, même si, conformément aux us et mœurs d’aujourd’hui, nous ne vivons plus sous des tentes, il n’est pas moins vrai que la terre n’est pas notre destination ultime.
C'est dans la foi qu'ils sont tous morts, sans avoir obtenu les choses promises; mais ils les ont vues et saluées de loin, reconnaissant qu'ils étaient étrangers et voyageurs sur la terre.
Tous ceux qui ont marché avec Dieu, de façon authentique, l’ont fait, étant conscients de leur statut de pèlerins sur la terre. Cela leur a permis de baliser leur vie, de pratiquer certaines abstinences, de se soumettre à certaines privations, d’accepter de faire certains sacrifices et de développer des centres d'intérêt en phase avec le Royaume de Dieu. Volontairement !
Un étranger, qui se sait de passage dans un pays donné, ne se comporte pas du tout comme ceux qui s’y sont sédentarisés. Est-il vraiment nécessaire de dresser le portrait moral, social et spirituel des deux catégories de personnes ? Oui, pour des raisons pédagogiques et éducationnelles. Autrement, sous nos yeux, nous voyons la façon dont les uns, les pèlerins spirituels, se comportent et la façon dont ceux qui n’ont aucune espérance céleste mènent leur vie au quotidien.
Les premiers, les pèlerins de Dieu, nous qui habitons sous des tentes, spirituellement parlant, nous faisons TOUT dans la perspective de l’éternité. Le Royaume de Dieu est notre priorité. Les affaires ou le « business » du Royaume sont notre « business ». Ce sont les choses d’en haut qui cristallisent nos affections, nos passions, nos aspirations et nos efforts.
En cela, l’apôtre Paul est une vraie source d’inspiration pour chacun de nous. Il était, sa vie durant, un coureur, un marathonien, avec le regard fermement fixé sur la ligne d’arrivée. Il faisait tout en fonction, non pas des choses de la terre, des gains et faveurs que la vie actuelle peut procurer, mais plutôt des choses du Royaume.
Mais ces choses qui étaient pour moi des gains, je les ai regardées comme une perte, à cause de Christ. Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l’excellence de la connaissance de Jésus-Christ mon Seigneur, pour lequel j’ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ.
C’est dans l’intérêt du Royaume de Dieu qu’il vivait. Les choses de ce monde ne lui disaient rien du tout. Il n’y était pas vraiment attentif. Ce qui gouvernait sa vie, c’était le contentement.
En pèlerin conscient, il considérait toujours les souffrances qu’il avait à endurer sur la terre, à l’aune du poids de la gloire éternelle que Dieu réserve aux saints.
C’est pourquoi nous ne perdons pas courage. Et lors même que notre homme extérieur se détruit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour. Car nos légères afflictions du moment présent produisent pour nous, au-delà de toute mesure, un poids éternel de gloire, parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.
Paul, comme Abraham, Isaac et Jacob, vivait avec la conscience d’un nomade, d’un voyageur, de quelqu’un qui vit sous des tentes. Il était continuellement dans la mobilité et non dans l’immobilisme.
Rien de surprenant, puisque lui-même était faiseur de tentes.
Après cela, Paul partit d’Athènes et se rendit à Corinthe. Il y trouva un Juif nommé Aquilas, originaire du Pont, récemment arrivé d’Italie avec sa femme Priscille, parce que Claude avait ordonné à tous les Juifs de sortir de Rome. Il se lia avec eux; et, comme il avait le même métier, il demeura chez eux et y travailla : ils étaient faiseurs de tentes.
Le principe de la tente nous enseigne que nous ne devons pas chercher à posséder la terre, mais plutôt que tout ce que nous faisons doit avoir un rapport étroit avec l’éternité.
Le principe de la tente, c’est la norme pour les vainqueurs ou ceux qui aspirent à le devenir.
Le principe de la tente, c’est la conscience que ce monde de désert n’est pas notre terminus. Il n’est même pas permanent. Nous qui y vivons, nous le sommes encore moins.
Qui vit avec la mentalité du pèlerinage ne s’embarrasse pas du tout des choses de la vie. Il a juste besoin du nécessaire. C’est sa destination finale qui retient son attention. Et il fait tout conformément à cela. Paul a bien incarné cette mentalité.
Aussi avait-il la force d’adresser à Timothée des recommandations allant dans ce sens :
Souffre avec moi, comme un bon soldat de Jésus-Christ. Il n’est pas de soldat qui s’embarrasse des affaires de la vie, s’il veut plaire à celui qui l’a enrôlé; et l’athlète n’est pas couronné, s’il n’a combattu suivant les règles. Il faut que le laboureur travaille avant de recueillir les fruits. Comprends ce que je dis, car le Seigneur te donnera de l’intelligence en toutes choses.
Une maman pieuse, qui avait fait sa rencontre avec Christ presque à la lisière du troisième âge, s’était consacrée aux choses du Royaume. Elle soutenait les réalisations missionnaires. Elle le faisait presque sans calcul. Son leitmotiv était que son centre d’intérêt avait connu un tournant radical et défini en faveur du Royaume des cieux. Peu avant sa mort, alors qu’elle était allongée pour la toute dernière fois dans son lit, à son domicile, elle rayonnait d’une gloire aussi éclatante, incandescente que divine. Elle entendait une chorale d’anges célébrer le Seigneur. Elle n’avait jamais paru aussi heureuse et ravissante. Elle disait ce qu’elle voyait et entendait. Elle trouvait trop longues les quelques minutes qu’elle passait encore parmi les siens. Son voyage, son pèlerinage sur la terre n’était pas totalement achevé quand les portes de sa demeure céleste lui étaient déjà ouvertes. Quel témoignage !
L’apôtre Paul, notre référence tout au long des lignes ci-dessus, était aussi très heureux de terminer son voyage ici-bas. Il était habité par une assurance joyeuse. Prêtons attention à ces dernières paroles, soit dit en passant :
Car pour moi, je sers déjà de libation, et le moment de mon départ approche. J’ai combattu le bon combat, j’ai achevé la course, j’ai gardé la foi. Désormais la couronne de justice m’est réservée; le Seigneur, le juste juge, me la donnera dans ce jour-là, et non seulement à moi, mais encore à tous ceux qui auront aimé son avènement.
En tant que personnes gouvernées par le principe de la tente, nous devrons investir le meilleur de nous-mêmes dans les affaires du Royaume. Nous devrons nous prémunir des convoitises charnelles qui font la guerre à l’âme. Nous devons nous affectionner aux choses d’en haut et avoir les yeux constamment rivés sur les couronnes qui nous attendent là-haut.
Soyons, par conséquent, attentifs à l’exhortation que le Saint-Esprit nous adresse par le canal de Pierre :
Bien-aimés, je vous exhorte, comme étrangers et voyageurs sur la terre, à vous abstenir des convoitises charnelles qui font la guerre à l'âme.
Puisse le Saint-Esprit accorder à chacun et à chacune l’illumination nécessaire pour comprendre les principes spirituels qui vont nous guider pour l’accomplissement d’exploits abondants, selon le Psaume 60:14 ! Excellente journée à chacun et à chacune !
✦ À retenir
Nous sommes, en tant que disciples de Christ, des voyageurs sur la terre
Nous devons nous maintenir dans la mentalité de pèlerin
Un des principes qui doit gouverner notre vie est le principe de la tente
Les voyageurs spirituels que nous sommes, nous devons nous focaliser sur notre ultime destination
L’éternité doit cristalliser tous nos efforts, et le meilleur de nos investissements à tous égards
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