Chargement...
Chargement...
Chargement...

L'Église face à la cité : au-delà de la frilosité
Série
CE MONDE QUE NOUS DEVONS HAÏR
Jour 21 sur 50
Demande-moi et je te donnerai les nations pour héritage, Les extrémités de la terre pour possession;
À lire aussi
L'Église doit cesser de se retirer de la politique. En tant que "sel de la terre" et "lumière du monde", elle est appelée à transformer la société et la cité selon les valeurs divines.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël.
Le tentacule que nous sommes en train d’examiner est celui représenté par Rome. Il concerne la ligne politique du système luciférien que la Bible désigne comme le monde que nous ne devons pas aimer.
Nous avons vu dans la précédente méditation que la politique est la gestion de la cité. Elle consiste à œuvrer au vivre ensemble harmonieux entre les différentes composantes de la société, à travailler au bien-être et à l’épanouissement de tous au sein de la société.
Vu sous cet angle, la politique est et devrait être l’affaire de tous. De fait, chacun doit se sentir responsable d’apporter sa pierre à l’édifice de la chose commune, c’est ce que Jean-Jacques Rousseau a appelé « le contrat social ».
Mais, force est de constater que pour des raisons multiples, justifiées ou pas, les disciples de Christ, dans leur grande majorité, se sont mis complètement en retrait de la chose politique. Ce faisant, elle est devenue l’affaire des païens, des incirconcis, des impies, des religieux. Les véritables enfants de Dieu, l’Église de Jésus-Christ, la trouvent trop sale, trop polluante.
En effet, quand on considère l’univers de la politique, on ne peut que s’en méfier, tant ce qui s’y déroule est cynique et profondément machiavélique. Toutes ces choses justifient la frilosité que l’Église en éprouve, la confortant dans sa mise à l’écart, et achèvent de nous convaincre qu’elle fait bien de ne pas s’y mêler. Mais que dit vraiment la Parole de Dieu à ce propos ?
Hier, nous avons vu que le terme « Ekklesia » désigne de façon générale et dans le contexte dans lequel le Seigneur l’a employé, une assemblée législative, une institution qui est associée au pouvoir du roi. Le terme « Ekklesia » est par conséquent un terme politique plutôt que religieux. Ainsi, quand le Seigneur Jésus disait : « Je bâtirai mon Église », Il pensait à une institution politique associée à Son pouvoir.
Car, avant Lui, il existait dans les nations des « Ekklesias », des parlements ou des sénateurs qui étaient l’extension du pouvoir du roi, tout en représentant le peuple. C’était aussi à travers les « Ekklesia » que les rois géraient la cité. Or, ces rois et leurs « Ekklesia » ne connaissant pas Dieu, ne s’étaient jamais souciés de faire les choses selon les valeurs, les principes et la volonté de Dieu.
Par conséquent, la politique est devenue méconnaissable. Pouvait-elle en être autrement ? Mais est-il raisonnable de notre part d’espérer des fils des ténèbres qu’ils gèrent les affaires de la cité selon les principes de la lumière ? Les arbres ne donnent-ils pas des fruits selon leurs espèces ?
Vous les reconnaîtrez à leurs fruits. Cueille-t-on des raisins sur des épines, ou des figues sur des chardons? Tout bon arbre porte de bons fruits, mais le mauvais arbre porte de mauvais fruits. Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits.
Bien-aimés dans le Seigneur, l’Église n’a pas à se plaindre de la corruption qui caractérise les milieux politiques. Église, nous ne devons guère être surprise de voir que la politique rime avec mensonges, démagogie, crimes, injustices, corruption, vols, détournements, népotisme, satanisme, occultisme, mysticisme, guerres, assassinats, meurtres… puisque dans l’arène des affaires politiques il n’y a que les fils des ténèbres qui sont aux affaires. Il va de soi qu’ils promeuvent le standard du royaume des ténèbres. C’est le seul standard qu’ils connaissent. Dans une certaine mesure, il n’est pas juste de notre part de les critiquer, de les dénoncer. Sont-ils vraiment capables de faire autre chose que ce qu’ils font ? Où trouveraient-ils les ressources pour gérer les affaires de la société avec justice et équité ? Comment s’arrangeraient-ils pour être des pacificateurs, des gens qui procurent la paix, tout en étant déconnectés avec le Prince de la paix ?
Église de Jésus-Christ, nous avons un rôle important et irremplaçable à jouer dans la société. Nous sommes « l’Ekklesia » du Fils de Dieu. À ce titre, le Seigneur nous a établis comme « sel de la terre » et « lumière du monde ». Le Seigneur attend de nous que nous impactions la société en implémentant Sa vision, Ses valeurs, Ses principes et Son règne sur la terre.
Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu’à être jeté dehors, et foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut être cachée; et on n’allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais on la met sur le chandelier, et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison. Que votre lumière luise ainsi devant les hommes, afin qu’ils voient vos bonnes œuvres, et qu’ils glorifient votre Père qui est dans les cieux.
C’est à dessein que le Seigneur compare notre rôle dans la société à celui du sel et de la lumière.
La métaphore du sel doit nous interpeler au plus haut point, car elle traduit fondamentalement deux choses.
D’un côté, elle nous renseigne sur le diagnostic que le Seigneur fait de l’état spirituel de l’humanité. De fait, Il la voit comme une humanité malade, corrompue, en pleine décomposition, une sorte de carcasse en putréfaction dont la désintégration doit être arrêtée en urgence.
De l’autre côté, cette métaphore responsabilise l’Église et nous donne d’entrevoir combien importante et urgente est sa mission. Le Seigneur montre que seule l’Église, en tant que sel, peut arrêter la progression du phénomène de la putréfaction.
On le sait tous, la vocation du sel comporte trois volets essentiels : l’assaisonnement, la préservation ou la conservation et la suscitation de la soif. Tels sont les principaux volets de la mission de l’Église en faveur de l’humanité, pour le compte de Dieu.
Outre ce qui a été relevé plus haut, permettez que j’examine un peu plus en profondeur les trois volets de la vocation du sel, afin que cela aide à mieux appréhender la vocation de l’Église en ce qui concerne la société des hommes :
Au regard de tout ce que nous venons de dire, admettez avec moi qu’aucune institution sur cette terre n’est apte à accomplir la mission confiée à l’Église. Vous imaginez le désastre si l’Église, en tant que sel, perd sa saveur. Ce sera un vrai désastre pour Dieu, pour l’humanité et pour l’Église qui n’aura pas accompli son mandat.
À la suite de la métaphore du sel, le Seigneur établit aussi que nous sommes la lumière du monde.
Dans cette deuxième métaphore, le Seigneur relève d’une part le privilège que nous avons de Le représenter, et d’autre part l’envergure de la responsabilité dont Il nous remet la charge. Car, souvenons-nous que plus d’une fois notre Seigneur a affirmé qu’Il est Lui-même Lumière :
Jésus leur parla de nouveau, et dit: Je suis la lumière du monde; celui qui me suit ne marchera pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie. ... Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.
Dans le symbolisme biblique, le Seigneur est représenté par le soleil et l’Église par la lune. De même que la lune doit sa lumière à ce qu’elle reçoit du soleil, c’est de cette façon que l’Église ne peut être lumière que parce qu’elle reçoit de la Lumière.
Il est à observer que quand le Seigneur dit que nous sommes la lumière du monde, nous devons sous-entendre qu’Il nous positionne comme la solution au fléau de l’obscurantisme, la matrice de bien des maux dont souffre l’humanité. Il compte sur nous, Son Église, Son peuple, Ses disciples pour briller tels des flambeaux, au milieu d’une humanité vouée à la perversion et à la corruption.
En tant que lumière du monde, devons-nous rester cachés sous le boisseau ou sous la table ? Non. Le lieu indiqué pour nous c’est sur la montagne.
Si en tant que sel, notre influence peut se propager discrètement, tout en affectant efficacement la société, notre impact en tant que lumière ne saurait se faire dans l’effacement.
Je reste convaincu que le désir du Seigneur, en indiquant que nous sommes la lumière du monde, c’est de nous voir jouer des rôles de premier plan.
Le Pasteur baptiste, Martin Luther, n’aurait pas agi en étant en première ligne, comme il le fut, la société américaine serait inqualifiable sous ce rapport.
L’Église doit prendre part à la gestion de la cité. Elle doit le faire, étant elle-même assaisonnée de sel et définitivement tirée des ténèbres et constamment en communion avec Celui qui est la Lumière par excellence.
Si en tant qu’Église, nous prenons conscience de la mission qui est nôtre, il va s’en dire que la société s’en portera mieux.
En espérant que nous avons eu une merveilleuse célébration de la Pentecôte, je prie que le Saint-Esprit trouve davantage Son lieu en nous, en vue des exploits préparés d’avance pour que nous les accomplissions avec Dieu, selon le Psaumes 60:14 !
Excellent début de semaine en Christ !
✦ À retenir
La politique est la gestion de la cité; en tant qu’Église, nous y avons un rôle à jouer
Notre mission : être le sel de la terre et la lumière du monde
Cette parole vous a touché ?
3 réactions de la communauté
Un signal communautaire anonyme · pas besoin de compte.


CE MONDE QUE NOUS DEVONS HAÏR · Jour 30
Cette méditation vous invite à explorer des preuves supplémentaires qui attestent de l'existence de Dieu. Nous aborderons comment la création elle-même, la personne historique de Jésus-Christ et la cohérence de ces arguments vous offrent des fondements inébranlables pour ancrer et affermir votre foi.

CE MONDE QUE NOUS DEVONS HAÏR · Jour 29
Découvrez comment la Bible, Parole inspirée, prouve l'existence de Dieu. Ses prophéties (marque de la bête) et sa pérennité révèlent une vérité divine puissante.

CE MONDE QUE NOUS DEVONS HAÏR · Jour 28
Cette méditation explore l'argument historique de l'existence de Dieu, en montrant comment les prophéties bibliques de Daniel et d'Ésaïe révèlent la main divine à l'œuvre dans la succession des empires mondiaux, depuis Babylone jusqu'au règne futur.