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Sur cette Pierre : L'autorité de l'Église dans les nations
Série
CE MONDE QUE NOUS DEVONS HAÏR
Jour 20 sur 50
Pourquoi ce tumulte parmi les nations, Ces vaines pensées parmi les peuples? Pourquoi les rois de la terre se soulèvent-ils Et les princes se liguent-ils avec eux Contre l’Éternel et contre son oint?…
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Cette méditation explore la mission de l'Église dans la politique des nations. Elle examine l'origine du terme 'Ekklesia' et la vision de Christ pour une assemblée qui étend son autorité et ses valeurs dans la cité.
Jésus, étant arrivé dans le territoire de Césarée de Philippe, demanda à ses disciples: Qui dit-on que je suis, moi, le Fils de l’homme? Ils répondirent: Les uns disent que tu es Jean-Baptiste; les autres, Élie; les autres, Jérémie, ou l’un des prophètes. Et vous, leur dit-il, qui dites-vous que je suis? Simon Pierre répondit: Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant. Jésus, reprenant la parole, lui dit: Tu es heureux, Simon, fils de Jonas; car ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais c’est mon Père qui est dans les cieux. Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle. Je te donnerai les clefs du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. Alors il recommanda aux disciples de ne dire à personne qu’il était le Christ.
Mais le Seigneur lui dit: Va, car cet homme est un instrument que j'ai choisi, pour porter mon nom devant les nations, devant les rois, et devant les fils d'Israël.
N’aimez point le monde, ni les choses qui sont dans le monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour du Père n’est point en lui; car tout ce qui est dans le monde, la convoitise de la chair, la convoitise des yeux, et l’orgueil de la vie, ne vient point du Père, mais vient du monde.
À la suite du tentacule grec, nous allons examiner à présent le tentacule romain. Il concerne la ligne du système luciférien en rapport avec la politique et son univers.
En tant que disciples de Christ, nous devons savoir que la politique, la gestion de la cité, est une responsabilité que tout le monde peut assumer si l'on se sent en capacité de le faire.
Cependant, au regard de la façon dont la politique est menée, de l’image qui s’en dégage, à savoir les choses ignobles, les injustices, les détournements, la corruption, les crimes, les entre-déchirements… qui en sont les traits caractéristiques, on en vient à se demander si un chrétien y a vraiment sa place.
Et pourtant, l’objet véritable de la politique, c’est la gestion de la cité, c’est-à-dire le fait d’œuvrer à un vivre ensemble harmonieux et épanouissant, de travailler au bon développement de la société des hommes, afin d’assurer à tous une vie de plus en plus confortable et un mieux-être.
Néanmoins, force est de reconnaître que, s’agissant de la simple gestion de la cité, la politique est devenue méconnaissable, laide, quelque chose qui s’apparente à une mare aux crocodiles, un monstre à plusieurs têtes, un univers de prédateurs sans foi ni loi.
Face à cet état de choses, l’Église de Christ, à tort ou à raison, manifeste une certaine frilosité sur le terrain de la politique.
Afin d’aider chacun à savoir comment se situer, je voudrais, dans le cadre de la présente méditation, vous proposer quelques réflexions relatives au rôle de l’Église dans la politique des nations. On verra si, oui ou non, les disciples de Christ doivent descendre dans l’arène politique pour apporter leurs pierres à l’édifice des peuples. À ce propos, je propose qu’on interroge l’histoire de l’Église.
En fait, au moment de la fondation de l’Église, la pensée de Dieu n’était pas que Son peuple s’éloigne de la politique ou des affaires de la cité. Cela n’a jamais été l’intention de Dieu pour Son peuple, et ce n’est toujours pas Son intention.
Mais, pour bien comprendre tout cela, il convient qu’on remonte au commencement de l’histoire de l’Église, qu’on interroge le contexte qui a présidé à sa fondation.
En effet, l’intention du Seigneur pour Son Église, en ce qui concerne la politique ou la gestion de la cité, est résumée dans les propos fondateurs qu’Il a tenus, lesquels nous sont rapportés dans l’Évangile de Matthieu.
Et moi, je te dis que tu es Pierre, et que sur cette pierre je bâtirai mon Église, et que les portes du séjour des morts ne prévaudront point contre elle.
À la lecture de ce verset, deux choses doivent retenir notre attention :
Quelques explications s’imposent pour une plus grande compréhension et perception de l’intention du Seigneur concernant Son Église, donc nous concernant.
Primo, il est à souligner que le terme grec traduit par « Église » est « Ekklesia », qui signifie « Assemblée appelée hors de ». Le terme « Ekklesia » n’était pas un néologisme dont Christ serait l’Auteur. Non ! Le terme « Ekklesia » était bien connu, aussi bien des disciples que de leurs contemporains. Ce n’était pas un terme qui appartenait exclusivement au champ lexical religieux. C’était plutôt un terme politique. Il fait allusion à une institution associée au pouvoir du roi ou de l’empereur. « Ekklesia », c’était une assemblée législative, une extension du pouvoir royal, une sorte de cour qui détient le pouvoir législatif. Il y avait donc dans les monarchies et les nations des « Ekklesia ».
Notre Seigneur n’en était donc pas le point de départ. Dans les monarchies ou nations, comme c’est le cas aujourd’hui encore, les « Ekklesia » représentaient une extension du pouvoir royal et traduisaient les aspirations du peuple au roi. Mais ces « Ekklesia » servaient aux intérêts des rois païens. Ils devaient tout faire selon la volonté des monarques païens et les aspirations du peuple.
J’espère que cela est clair pour chacun. Ceci étant clair pour tous, passons à l’adjectif possessif employé par le Seigneur dans Ses propos.
Secundo, l’adjectif possessif « mon ». Voici exactement ce que Christ a dit : « je bâtirai mon Église ». Pourquoi n’avait-Il pas dit « je bâtirai l’Église » ? S’il avait dit l’Église plutôt que « mon Église », Son propos ne serait pas compris. Ce serait comme s’il n’avait jamais existé d’« Ekklesia » sur la terre.
Il est aussi à remarquer que le Seigneur n’a pas dit : « Je bâtirai une Église ». Cela aurait prêté à confusion. Les articles « L’» et « Une » étaient inappropriés et ne traduiraient pas la pensée du Seigneur. Sa pensée, Son intention ne pouvait être correctement traduite que par le déterminant possessif « mon ». Ce déterminant signifie « qui est à moi, qui m’appartient, qui est mien ».
En employant le possessif « mon », le Seigneur indique qu’Il bâtirait une « Ekklesia » qui est Sienne, qui Lui appartienne en propre. C’est une révolution. Le Seigneur était en train de dire que, désormais, il y aurait dans les nations Son « Ekklesia », c’est-à-dire une assemblée de personnes associée à Son pouvoir, une assemblée de personnes qui constitueraient sur la terre l’extension de Son autorité, une institution acquise à Sa cause, qui participerait à la gestion de la cité, mais conformément aux règles, aux valeurs, aux principes et aux intérêts du Royaume des cieux.
D’où le don des clefs du Royaume, afin que Son « Ekklesia » puisse exercer sur la terre, pour le compte de Dieu, l’autorité du Royaume de Dieu.
« L’Ekklesia » du Seigneur est en mission sur cette terre, dans ce monde, pour le compte du Royaume de Dieu.
Que Dieu, dans Sa grâce, nous aide à marcher d’une manière digne de la vocation qu’Il nous a adressée, que nous comprenions notre devoir dans ce monde et notre part dans la gestion de la cité. Consacrons-nous davantage au Seigneur et soyons attentifs à l’enseignement de l’onction, en vue des exploits préparés d’avance pour que nous les accomplissions avec Dieu, selon le Psaumes 60:14 !
Excellente journée en Christ !
✦ À retenir
La politique est la gestion de la cité
Vu sous cet angle, tout le monde y a un rôle à jouer
Cependant, la politique est devenue une sorte de forêt amazonienne où les bêtes féroces s’entredéchirent
Mais, est-ce pour autant que l’Église doit s’éloigner de la chose politique ? C’est en interrogeant l’histoire de l’Église, le contexte de sa fondation et l’intention de Son fondateur qu’on peut apprécier le rôle qu’elle peut jouer ou pas
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