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Quand les vents contraires nous mènent à Dieu
Série
LE PRIVILÈGE D’ÊTRE CONDUIT PAR DIEU
Jour 10 sur 13
· Nombres 22:22· Daniel 2:21· Jonas 1:4La colère de Dieu s’enflamma, parce qu’il était parti; et l’ange de l’Éternel se plaça sur le chemin, pour lui résister. Balaam était monté sur son ânesse, et ses deux serviteurs étaient avec lui. C'est lui qui change…
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Dieu utilise circonstances et obstacles comme messages pour nous guider, nous détournant des voies dangereuses. Il est essentiel de discerner entre les épreuves et les appels à changer de direction.
Le concours des circonstances et les obstacles sont bien souvent des messages que Dieu nous adresse afin de nous dissuader de prendre une certaine décision, d’opérer un certain choix ou d’emprunter une certaine voie. Heureux celui qui sait en faire une bonne lecture.
En effet, Dieu, contrôlant et maîtrisant les temps et les circonstances, et étant capable de les changer comme bon lui semble, n’hésite pas à les utiliser à des fins pédagogiques pour ses enfants que nous sommes.
Vous savez, nous sommes nombreux à prendre nos pensées pour le vouloir de Dieu, nos choix pour sa décision et nos voies pour son plan. Nous avons tendance à penser que tout ce qui brille est de l’or, que toutes les voies, pourvu qu’elles soient droites, mènent à la vie, que toute porte ouverte est une opportunité divine, que toute proposition, d’apparence alléchante, vient du ciel, que tout ce qui a l’air d’être une issue est une issue de secours… En outre, une fois que nous sommes convaincus de tenir le bon bout, d’avoir raison, on devient têtu comme une mule. On fonce comme si on avait toutes les cartes en main. Hélas !
Toutefois, notre Dieu, naturellement porté à nous faire du bien, et ayant plusieurs cordes à son arc, manipule les temps et les circonstances, suscite des embûches, provoque des vents contraires, pour nous détourner des voies qu’il sait dangereuses et risquées. Il œuvre à travers les circonstances contraires, à court-circuiter notre folie, notre inconséquence et notre insouciance quant aux risques qui nous guettent, au regard des décisions hasardeuses que nous prenons. Le but ultime étant de nous préserver de graves dangers et de sécuriser notre destinée, son plan pour notre vie.
C’est ce qu’il a fait avec Balaam, le prophète qui s’était obstiné à maudire Israël, en dépit de toutes les mises en garde divines. Pour freiner son absurde opiniâtreté, l’Éternel a fait quelque chose d’absolument étrange. Il donna à l’âne de Balaam la capacité de parler :
L’Éternel ouvrit la bouche de l’ânesse, et elle dit à Balaam : Que t’ai-je fait, pour que tu m’aies frappée déjà trois fois ? Balaam répondit à l’ânesse : C’est parce que tu t’es moquée de moi ; si j’avais une épée dans la main, je te tuerais à l’instant. L’ânesse dit à Balaam : Ne suis-je pas ton ânesse, que tu as de tout temps montée jusqu’à ce jour ? Ai-je l’habitude de te faire ainsi ? Et il répondit : Non. L’Éternel ouvrit les yeux de Balaam, et Balaam vit l’ange de l’Éternel qui se tenait sur le chemin, son épée nue dans la main; et il s’inclina, et se prosterna sur son visage. L’ange de l’Éternel lui dit : Pourquoi as-tu frappé ton ânesse déjà trois fois ? Voici, je suis sorti pour te résister, car c’est un chemin de perdition qui est devant moi. L’ânesse m’a vu, et elle s’est détournée devant moi déjà trois fois ; si elle ne se fût pas détournée de moi, je t’aurais même tué, et je lui aurais laissé la vie.
Des fois, Dieu est presque obligé de traiter avec nous à la dure. Autrement, nous irons tout droit à la catastrophe. Cela ne nous fait-il pas penser à Jonas ?
De fait, l’Éternel avait commissionné Jonas auprès des habitants de Ninive qui s’étaient illustrés par leur méchanceté, afin qu’ils se repentent de leurs péchés. Jonas ne voulant pas accomplir cette mission, décida de s’enfuir loin de la face de l’Éternel :
La parole de l’Éternel fut adressée à Jonas, fils d’Amitthaï, en ces mots : Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et crie contre elle ! Car sa méchanceté est montée jusqu’à moi. Et Jonas se leva pour s’enfuir à Tarsis, loin de la face de l’Éternel. Il descendit à Japho, et il trouva un navire qui allait à Tarsis ; il paya le prix du transport, et s’embarqua pour aller avec les passagers à Tarsis, loin de la face de l’Éternel.
Afin d’amener Jonas à faire sa volonté, et donc à accomplir sa destinée prophétique, l’Éternel a dû influencer les circonstances, suscitant des intempéries pour rendre le voyage périlleux. (Je vous recommande la lecture de tout le livre). Finalement, Jonas se retrouva dans le ventre d’un gros poisson. Contrairement à Jonas, le gros poisson accepta la mission qui lui avait été confiée par Dieu. Comme quoi, les animaux se montrent plus obéissants à Dieu, là où les humains se rebiffent.
Heureusement, notre Dieu a les moyens de nous ramener sur le bon chemin. Il a fait force sur le gros poisson, qui avala Jonas sans en faire sa nourriture :
L’Éternel fit venir un grand poisson pour engloutir Jonas, et Jonas fut dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits. Jonas, dans le ventre du poisson, pria l’Éternel, son Dieu. Il dit : Dans ma détresse, j’ai invoqué l’Éternel, Et il m’a exaucé ; Du sein du séjour des morts j’ai crié, Et tu as entendu ma voix.
À travers les circonstances contraires, Dieu a réussi à amener Jonas à la sagesse, à la repentance, pour, en définitive, accomplir la mission dont il avait été chargé. Les cas de figure, où Dieu s’est servi de ses circonstances et des obstacles pour que sa volonté soit accomplie, sont légions.
Dans les Actes des apôtres, il nous est rapporté ce qui suit :
En passant par les villes, ils recommandaient aux frères d’observer les décisions des apôtres et des anciens de Jérusalem. Les Églises se fortifiaient dans la foi, et augmentaient en nombre de jour en jour. Ayant été empêchés par le Saint-Esprit d’annoncer la parole dans l’Asie, ils traversèrent la Phrygie et le pays de Galatie. Arrivés près de la Mysie, ils se disposaient à entrer en Bithynie ; mais l’Esprit de Jésus ne le leur permit pas. Ils franchirent alors la Mysie, et descendirent à Troas. Pendant la nuit, Paul eut une vision : un Macédonien lui apparut, et lui fit cette prière : Passe en Macédoine, secours-nous ! Après cette vision de Paul, nous cherchâmes aussitôt à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.
Dans sa sagesse infiniment variée, dans son amour insondable, Dieu sait que bien souvent, il n’y a que le langage des circonstances contraires ou celui des obstacles que nous comprenons, aussi les utilise-t-il pour brider notre folie, afin de nous préserver de faire fausse route.
Certes, il est des circonstances contraires et des obstacles qui sont des tests pour éprouver notre détermination et affûter davantage notre endurance. Ces circonstances, nous devons le reconnaître, sont plutôt des tremplins que des empêchements suscités pour nous ramener à la raison.
À propos des circonstances tests ou tremplins, qu’il faut démarquer des circonstances contraires à but dissuasif, on se rappellera, à juste titre, que bien que Paul ait été prévenu des situations éprouvantes qui l’attendaient à Jérusalem, il ne renonça pas à s’y rendre :
Comme nous étions là depuis plusieurs jours, un prophète, nommé Agabus, descendit de Judée, et vint nous trouver. Il prit la ceinture de Paul, se lia les pieds et les mains, et dit : Voici ce que déclare le Saint-Esprit : L’homme à qui appartient cette ceinture, les Juifs le lieront de la même manière à Jérusalem, et le livreront entre les mains des païens… Je suis prêt, non seulement à être lié, mais encore à mourir à Jérusalem pour le nom du Seigneur Jésus… Que la volonté du Seigneur se fasse !
Puisse le Saint-Esprit nous aider d’une part à bien interpréter le langage des obstacles et des circonstances contraires et d’autre part à discerner entre les circonstances tests et les circonstances à but dissuasif !
✦ À retenir
les circonstances contraires et les obstacles sont souvent des messages que Dieu nous adresse,
toutes les portes ouvertes ne sont pas des opportunités,
nous devons discerner entre les circonstances tests et les circonstances à but dissuasif.
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