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Quand la perplexité rencontre la preuve divine
Série
LE PRIVILÈGE D’ÊTRE CONDUIT PAR DIEU
Jour 13 sur 13
Gédéon lui dit : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe pour montrer que c’est toi qui me parles. 18. Ne t’éloigne point d’ici jusqu’à ce que je revienne auprès de toi, que j’apporte mon…
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Cette méditation explore la place des signes et toisons dans la recherche de la direction divine à travers l'expérience de Gédéon, soulignant l'importance des motivations sincères.
La dernière partie de notre méditation porte sur la place et le rôle des signes et des toisons dans la recherche de la direction divine.
Avant d’être revêtu de l’Esprit de l’Éternel, Gédéon était peiné, préoccupé et très soucieux du joug que faisaient peser sur Israël, Madian, Amalek et les fils de l’Orient. Il travaillait dur pour sécuriser les productions de sa famille. Dieu avait livré Israël entre les mains de Madian. L’oppression a duré sept années.
Un jour, pendant que Gédéon « battait du froment au pressoir, pour le mettre à l’abri de Madian, l’ange de l’Éternel lui apparut, et lui dit :
L’Éternel est avec toi, vaillant héros !
C’était une visitation divine qui, plutôt que de réjouir le cœur de Gédéon et le faire bondir de transports d’allégresse, l’embarrassa et le plongea dans une sorte de perplexité. D’où sa réaction qui ne s’était pas faite attendre :
Gédéon lui dit : Ah ! Mon seigneur, si l’Éternel est avec nous, pourquoi toutes ces choses nous sont-elles arrivées ? Et où sont tous ces prodiges que nos pères nous racontent, quand ils disent : L’Éternel ne nous a-t-il pas fait monter hors d’Égypte ? Maintenant l’Éternel nous abandonne, et il nous livre entre les mains de Madian !
Mais, comme si ce qu’il disait n’était pas à l’ordre du jour, l’Éternel insista pour lui dire :
Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian ; n’est-ce pas moi qui t’envoie ?
À partir de cet instant, Gédéon n’avait pas d’autre choix que de prendre au sérieux ce qu’il voyait et entendait. Cependant, au regard du contexte d’oppressions et de souffrances qui était celui des enfants d’Israël, à cause de la coalition des Madianites, des Amalécites et des fils de l’Orient, Gédéon, à l’instar du peuple d’Israël dans son ensemble, avait perdu espoir, pire, il avait perdu de vue l’amour, la grandeur et la puissance de Dieu. Il avait besoin de restauration spirituelle, sa foi en Dieu devait être réhabilitée.
C’est ainsi que dans un premier temps Gédéon a demandé un signe pour s’assurer que c’est vraiment l’Éternel qui l’avait visité.
Gédéon lui dit : Si j’ai trouvé grâce à tes yeux, donne-moi un signe pour montrer que c’est toi qui me parles.
Le signe était que l’Éternel ne s’éloigne pas du lieu où lui Gédéon était, jusqu’à ce qu’il apportât son offrande.
Après s’être assuré qu’il s’agissait vraiment de l’Éternel, Gédéon a désiré avoir une autre garantie. Il voulait être sûr que c’est par lui vraiment que Dieu comptait délivrer Israël :
Si tu veux délivrer Israël par ma main, comme tu l’as dit, voici, je vais mettre une toison de laine dans l’aire ; si la toison seule se couvre de rosée et que tout le terrain reste sec, je connaîtrai que tu délivreras Israël par ma main, comme tu l’as dit.
Dieu exauça sa doléance.
Néanmoins, pour les mêmes raisons, Gédéon supplia pour un dernier test, une dernière épreuve :
Je voudrais seulement faire encore une épreuve avec la toison : que la toison seule reste sèche, et que tout le terrain se couvre de rosée.L’Éternel accéda à sa demande.
Notons qu’entre le premier signe et les deux derniers, Gédéon avait été confronté à la colère des gens de la ville, qui menaçaient de le tuer, pour avoir renversé l’autel de Baal et bâtit à sa place un autel à l’Éternel. Les circonstances étaient devenues subitement défavorables. Une opposition farouche avait été ourdie contre lui.
C’est face à cette vindicte populaire qu’il a plaidé avec Dieu, à travers deux signes précis, afin d’être pleinement persuadé que c’est par lui que Dieu comptait libérer Israël. Il avait besoin de cette assurance supplémentaire.
Leçons tirées des expériences de Gédéon
Remarquons que dans le premier cas, Gédéon voulait s’assurer que c’était Dieu qui lui était apparu. Il avait bel et bien vu l’ange de l’Éternel. Ensuite, au regard de la farouche opposition qui s’était dressée contre lui, son assurance s’était quelque peu effritée. Les tests ou signes de Gédéon n’avaient rien de complaisants. C’était de vrais signes qui nécessitaient une intervention divine certaine.
En tant qu’enfant de Dieu, il peut arriver qu’on veuille obtenir de Dieu plus d’assurance. Veillons, cependant, à ce que notre démarche ne soit pas motivée par une certaine incrédulité. Souvenons-nous que notre Dieu sonde les cœurs et les reins. La Bible dit que la parole n’est même pas encore sur notre langue quand il la connaît déjà.
Ne tombons pas dans le piège de Zacharie, qui devint muet pour avoir demandé un signe, motivé par son incrédulité. Contrairement à Marie, qui avait demandé :
Comment cela se fera-t-il, puisque je ne connais point d’homme ? L’ange lui répondit : Le Saint-Esprit viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra de toi sera appelé Fils de Dieu.Dieu nous connaît. Il connaît nos motivations les plus secrètes. Il ne se gênera pas pour descendre jusqu’à notre niveau quand cela est nécessaire.
Les signes et les toisons peuvent être d’une grande utilité, s’ils sont utilisés à bon escient. Par contre, évitons de sombrer dans le piège qui consiste à tenter Dieu, en pensant que c’est juste des signes de confirmation ou de garantie qu’on lui demande.
Quand on sait ce que Dieu attend de nous avec certitude, ne lui demandons pas de signe. Ne forçons pas la main de Dieu. Ne demandons pas aussi à Dieu de satisfaire un test qui concerne une chose opposée à sa Parole et à sa nature.
En espérant que la présente série a participé à votre édification, je vous souhaite une journée bénie, avec le Dieu qui surpasse nos attentes selon Éphésiens 3:20 !
✦ À retenir
considérons attentivement les motivations qui pourraient nous pousser à demander des signes à Dieu
les signes ne doivent pas contrarier la Parole et la nature de Dieu
si c’est nécessaire que nous demandions des signes à Dieu, veuillons à lui demander des signes qui défient le surnaturel
évitons de demander à Dieu des signes qui relèvent de la complaisance
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