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La foi-assurance : entre promesse et accomplissement
Série
LES HUIT DIMENSIONS OU EXPRESSIONS DE LA FOI
Jour 2 sur 10
Or la foi est une ferme assurance des choses qu'on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
La foi-assurance est une ferme attente des choses espérées, fondement de notre marche avec Dieu et voie de salut. Ses limites résident dans son orientation future, distinguant le réalisable du réalisé.
Après la foi comme faculté naturelle, à présent, nous allons examiner la foi en tant qu’assurance des choses qu’on espère.
Relisons à cette fin notre texte de base :
Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas.
La foi en tant qu’assurance est au-dessus de la foi naturelle en ce qu’elle a un objet concret, qui plus est, est le Dieu Créateur et Sa Parole. En effet, la foi assurance croit comme vrai ce que Dieu dit qu’Il est, ce qu’Il dit être capable de faire, ce qu’Il promet. Elle admet comme avérées l’omnipotence, l’omniprésence et l’omniscience de Dieu. Elle croit que rien n’est impossible à Dieu, que ce qui est impossible à l’homme est possible à Dieu.
Elle doit être perçue comme fondement ou base de notre marche avec Dieu. Elle est la sous-structure, la fondation de la spiritualité en Christ. Sans elle, c’est illusoire de parler de salut. C’est d’ailleurs, entre autres, le sens du Grec « hupostasis. »
La foi-assurance croit ce qu’elle espère comme une garantie, une certitude, un gage, une réalité. Elle est, selon les versions King James et Chouraqui, la substance des choses espérées. Dans la version Osterval, « elle est une vive représentation des choses espérées ». Dans la version Martin, « elle rend présentes les choses espérées »
Cependant, en dépit de sa grande valeur et importance, eu égard à tout ce qu’elle représente, la foi-assurance est, à certains égards, limitée dans son mode opératoire. Ses limites résident dans le fait que des fois, elle nous fait entrevoir les promesses de Dieu simplement et seulement comme vraies, réelles et réalisables mais pas forcément comme réalisées et accomplies.
Il y a nuance entre ce qui est perçu comme réalisable et ce qui est admis comme réalisé. La foi-assurance opère, dans bien des cas, dans le domaine des choses vraies, réelles et réalisables. Elle ne va pas au-delà. C’est ce qui la différencie de la foi démonstrative que nous examinerons dans la prochaine méditation.
La foi-assurance est foncièrement portée sur le futur, sur ce qui est espéré. C’est ce qui réduit sa portée et partant, son efficacité. Certes, elle s’appuie fermement sur les promesses de Dieu, qu’elle considère comme certaines et infaillibles, mais elle se maintient et reste dans l’attente de l’accomplissement. C’est ce qui l’assimile à l’espérance qui appartient au futur. Or, la foi qui se conjugue au futur, plutôt qu’au présent restreint son efficacité.
La foi-assurance entretient l’espoir d’entrer en possession des choses espérées. Son mérite c’est de maintenir le croyant dans une ferme attente.
Dans l’Évangile de Jean, en son chapitre cinquième, il nous est rapporté l’histoire du paralytique de trente-et-huit ans. Ce récit, on ne peut plus instructif, nous situe sur les avantages aussi bien que les limites de la foi-assurance.
En effet, c’est porté par l’assurance, la certitude et la garantie de la possibilité d’une guérison que cet homme a passé inlassablement tout ce temps, couché sous une des cinq portiques de la piscine Bethesda.
Laissons parler le texte biblique lui-même :
Après cela, il y eut une fête des Juifs, et Jésus monta à Jérusalem. 2 Or, à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s’appelle en hébreu Bethesda, et qui a cinq portiques. 3 Sous ces portiques étaient couchés en grand nombre des malades, des aveugles, des boiteux, des paralytiques, qui attendaient le mouvement de l’eau ; 4 car un ange descendait de temps en temps dans la piscine, et agitait l’eau ; et celui qui y descendait le premier après que l’eau avait été agitée était guéri, quelle que fût sa maladie. 5 Là se trouvait un homme malade depuis trente-huit ans. 6 Jésus, l’ayant vu couché, et sachant qu’il était malade depuis longtemps, lui dit : Veux-tu être guéri ? 7 Le malade lui répondit : Seigneur, je n’ai personne pour me jeter dans la piscine quand l’eau est agitée, et, pendant que j’y vais, un autre descend avant moi. 8 Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton lit, et marche. 9 Aussitôt cet homme fut guéri ; il prit son lit, et marcha.
La foi-assurance encourage et booste la patience dans l’attente de la matérialisation de l’exaucement. Elle stabilise, consolide et affermit le cœur en espérance. Cela est d’une grande utilité et personne ne peut en disconvenir. Mais… la patience dans l’attente peut se révéler très longue et des fois, éprouvante avant que la réponse ne se manifeste. C’est en cela que résident les limites de la foi-assurance.
En conclusion, la foi en tant qu’assurance, bien qu’elle nous donne d’accéder au salut en Jésus-Christ, limite et restreint notre capacité à entrer dans l’effectivité des promesses de Dieu.
Car, avoir la certitude et la ferme garantie que les promesses de Dieu sont réalisables entretient notre espérance. Elle nous prédispose à aborder le futur, proche comme lointain, avec optimiste, mais elle peut être cause d’ajournement de l’exaucement attendu.
Dans l’exercice de notre foi en Dieu, nous pouvons aller au-delà de la foi-assurance, pour embrasser la foi démonstrative, qui est de loin plus performante que la foi-assurance.
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✦ À retenir
la foi qui se saisit de l’offre de la grâce en croyant en Dieu et en Sa Parole est la foi-assurance
la foi-assurance nous donne accès au salut en Jésus-Christ
la foi-assurance a des limites quant à l’entrée en jouissance effective de certaines des promesses de Dieu, car de par sa nature et son mode opératoire, elle encourage la patience dans l’attente, elle fait tourner les regards vers le futur
le langage de la foi assurance est le suivant : « Dieu va faire ou Dieu le fera », c’est l’assurance des choses espérées
la foi-assurance se conjugue au futur
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